V. B. Ĝis nun nepresitaj leteroj al
J’ai été bien étonné en lisant dans votre carte, que Mr Ellersiek vous avait donné des nouvelles de mon bagage. N’est-ce pas une erreur? Ce serait peut-être Mr Meisel qui vous avait écrit? (Mr Ellersiek ne savait rien de mon bagage.)
Je ne peux pas vous envoyer la quittance de mon bagage, car lettres restent longtemps en route et on les ouvre, de sorte que quelqu’un pourrait sortir la quittance de la lettre, retirer mes bagages, et non seulement je ne pourrais porter plainte contre l’inconnu, mais encore je n’en aurais rien su. C’est pour cette raison que je vous envoie uniquement la copie de ma quittance. Veuillez l’envoyer a mon neveu Julian Meisel (Adresse: Berlin, W. 15, Meinekestraße 16—17), en lui demandant de ma part, s’il ne pouvait recevoir mes colis avec cette copie et les garder chez lui jusqu’à la fin de la guerre. (Ce sont 2 coffres brun-jaunâtres, avec les initiales K. Z. sur le haut et ma carte de vizite sur les côtés.) Si, à la gare, on ne voulait pas les lui donner directement, il pourrait facilement les avoir par intermédiaire d’une agence.
J’avais déjà écrit à mon neveu (une fois par vous et une autre fois via Stockholm), mais probablement il n’a pas reçu mes lettres.
J’ai reçu quelques lettres du général. Je lui en ai écrit aussi quelques-unes, mais je crains, qu’il ne les a pas reçues. Voudriez vous lui communiquer que moi, aussi que toute ma famille, nous nous trouvons en très bon état. Pour ce qui concerne Mr Bujwid, il n’est pas vrai qu’il soit péri. En effet, il a eu un accident, mais il vit et est en bonne santé à l’heure qu’il est.
Veuillez accepter mes salutations cordiales.
[Traduko:
Kara fraŭlino Noll! — Mi dankas vin pro via karto de la 27. IX., kiun mi ricevis hieraŭ. La leteroj, kiujn vi skribis antaŭ la karto (en germana lingvo) ankaŭ atingis min.
En la monatoj Aŭgusto kaj Septembro mi skribis al vi 3 aŭ 4 leterojn (komence en Esperanto kaj poste germane). Ŝajnas al mi, ke vi ne ricevis ilin, ĉar vi ne iel ajn aludis ilin. Pro tio mi nun provas skribi al vi france. Mi ripetas do mian sinceran dankon pro la klopodoj’ kiujn vi faris rilate la telegramojn interŝanĝitajn inter mi kaj mia frato. Li jam revenis kaj dankas vin ankaŭ. Mi volis sendi al vi la monon, kiun mi ŝuldas al vi pro la telegramoj, sed nia poŝto nuntempe ne akceptas monon por la eksterlando. Do, mi petas vin, bonvolu pardoni, ke mi povas pagi al vi mian ŝuldon nur post la fino de la milito.
Mi tre surpriziĝis legante sur via karto, ke s-ro Ellersiek donis al vi sciigojn pri mia pakaĵo. Ĉu tio ne estas eraro? Eble tiu, kiu skribis al vi, estas s-ro Meisel? (S-ro Ellersiek ne sciis ion pri mia pakaĵo.)